NEWS MAI 2017

La place des femmes dans la société et l'histoire du travail social.

Des changements sont en cours dont nul ne peut prédire les effets. L'ANPASE a choisi de mettre le focus sur deux évènements au delà de nos frontières mais qui impacteront sans nul doute notre société. Les liens entre changements de la place des femmes dans la société et l'histoire du travail social, ne sont plus à démontrer. Mais avant nous avons fait le choix de vous parler de la perte d'un ami de l'ANPASE.


Salut l’artiste !

Un vieil éducateur, vient de nous quitter. Il a tracé un profond sillon dans le domaine de l’éducation spécialisée de l'éducation populaire, de l'action sociale, à l'Observatoire International des Prisons, à l'Université St Joseph à Beyrouth, à Meudon, aux Etats généraux du travail social.....

Jacques Ladsous, né le
C’était un homme qui n’a jamais décroché du terrain, « l'endroit où l'on comprend, progresse » disait-il. « Je suis un éducateur, un vieil éducateur, j'ai commencé en 1946 j'ai eu plusieurs fonctions, de directeur, de formateur... Je signe mes livres « éducateur », profession nécessaire dans les situations que vivent les gens ».Index

« J'ai eu des titres honorifiques parce que mes pairs m'ont fait confiance » disait-il  avec modestie : vice-président du conseil supérieur de travail social, rentré aux CEMEA en 1947 il y occupera les fonctions de vice-président, secrétaire général du musée social, le CEDIAS…

Éducateur, de profession. Jacques différenciait profession et métier.

 « Une profession, c'est un service à rendre, un engagement. Un métier c'est un art de faire» disait-il !
« Dans notre profession une particularité : nous ne sommes pas des soignants, des conseillers mais des accompagnateurs des personnes ; nous sommes dans le vivre avec, le faire avec ; pas quelqu’un dans un bureau avec un téléphone, il partage des moments de vie et des moments d’action. Chaque fois qu'un éducateur se prend pour un autre, il n'est plus éducateur. »
Belle façon de souligner la confusion dans laquelle nous entraine la marchandisation du travail social !

Vivre avec, faire avec, partager.
« … Donner du sens à ce qu'on fait. Je ne vends pas des prestations. J'accompagne et je trouve avec la personne pour qu'elle trouve les aménagements nécessaires pour qu'elle passe sa vie dans des conditions… » Jacques était porteur d’une certaine vision du travail social !

Intervenant fidèle des journées d’étude et de recherche de l’ANPASE, il  nous manquera !


Comment est-ce devenu possible !

L’Arabie saoudite devient membre de la Commission de la condition de la femme à l’ONU.Yeux

La nouvelle est passée inaperçue… l’Arabie saoudite, pays où est notamment appliquée la Charia, vient d’être élue par le Conseil économique et social de l’ONU à la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CSW).

L’Arabie saoudite se voit ainsi investi pour promouvoir les droits des femmes au sein de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies. Le royaume aura notamment pour mission de défendre l’égalité homme-femme de 2018 à 2022.

Alors que cette commission est dédiée à la promotion de l'égalité des sexes et de l'autonomisation des femmes, nous avons dû mal à croire qu'un pays qui a juste donné le droit de vote aux femmes il y a 2 ans, dont les femmes n'ont pas toujours pas le droit de conduire (seul pays au monde où les femmes n'ont pas le droit de conduire) et où la décapitation de femmes reste d'actualité en pleine rue. Nous avons dû mal à croire qu'un pays tel que l'Arabie Saoudite va apporter des éléments d'ouverture, de respect et de dignité à la condition de vie des femmes dans le monde (et déjà dans son propre pays).

Le royaume quant à lui assure appliquer les principes de la Commission de la condition de la femme dans la mesure où la "charia garantit l’égalité des sexes".

A l'ANPASE cela ne nous avait pas sauté aux yeux !


Un cauchemar qui ne hantera plus l'Afrique !

L’Union africaine a approuvé l’interdiction des mutilations génitales féminines.

Le vote a Afrique2eu lieu dans son corps législatif, le Parlement panafricain. Les deux organismes dépendent du Fonds pour le Fonds des Nations Unies (UNFPA) directement sous l’ONU.

Environ 200 millions de femmes dans le monde ont subi une forme de mutilation génitale, qui est encore pratiquée dans au moins 26 des 46 pays d’Afrique. En Somalie, le pourcentage de touché est de 98 pour cent.

Selon le nouveau rapport du Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF) publié le 5 février 2017, à la veille la Journée mondiale Tolérance Zéro aux MGF, la moitié de ces filles et femmes, soit environ 100 millions, vivent en Égypte, en Éthiopie et en Indonésie.

Dans les 30 pays étudiés par l'UNICEF, la plupart des filles ont été excisées avant leur cinquième anniversaire, et 85% des fillettes du Yémen ont subi l'excision au cours de la première semaine de leur existence.

Cette décision qui ouvre la voie à l'abandon de cette violence faire aux enfants méritait d'être salué par l'ANPASE


Vivre en famille d’accueil

À qui s’attacher ?


En France, 69 000 enfants sont accueillis en famille d’accueil, s’inscrivant tour à tour dans deux familles, celle de naissance et celle qui les accueille, voire trois pour peu que leurs parents aient aussi recompCatherine sellentosé un nouveau couple.
Comment s’y prennent-ils pour naviguer d’un port d’attaches à l’autre et ne pas perdre le cap, pour ne pas rester dans un « entre-deux » préjudiciable à leur développement ?

Ce livre témoigne de l’expérience si singulière de ces enfants qui nous ouvrent les portes de leur mémoire et nous livrent leurs nombreux questionnements. Entre le « nous familial » qu’il faut quitter, et cette autre famille dans laquelle il va falloir s’intégrer, qui choisir, et faut-il choisir ? Combien de temps faut-il pour se sentir chez soi, voire « à sa place », et n’est-ce qu’une question de temps ? ...

Catherine Sellenet est professeure des universités en Sciences de l’éducation. Psychologue clinicienne, docteure en Sociologie et titulaire d’un Master de droit, elle est intervenue de nombreuses fois aux journées de l'ANPASE où la pertinence des ses propos a toujours été appréciée par les participants.


"Notre richesse collective est faite de notre diversité. “L’autre”, individu ou société, nous est précieux dans la mesure où il nous est dissemblable." ALBERT JACQUARD

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Date de dernière mise à jour : 02/05/2017