Des enfants dorment dans les rues

Le degré de développement d’une société se mesure à l’aune du sort qu’elle réserve aux plus pauvres, aux plus vulnérables, aux plus exclus. Les Enfants Roms, plus généralement les enfants des bidonvilles, sont de ceux-là aujourd’hui en France.

Les bidonvilles avaient pratiquement disparu de France depuis les années 70. Les revoilà !

Des enfants y « survivent » dans des conditions indécentes d’extrême précarité. La plupart des enfants Roms ne disposent pas des conditions d'hygiène et de suivi de santé qui leur permettent d'avoir une enfance protégée des maladies, pas même celles qui pourraient être éradiquées par une politique de vaccination et de suivi.

La plupart de ceux qui réussissent à être scolarisés ne parviennent pas à effectuer une scolarité qui assurerait un socle commun de socialisation et de connaissances. Les expulsions successives leur font prendre le chemin de la déscolarisation.

La plupart des enfants sont durablement affectées par la violence des évacuations. Contraints de voir leur domicile réduit en miettes, écrasé par des pelleteuses. Ils entendent leurs parents crier, ils voient leurs mères pleurer et cela crée des traumatismes durables.

 

C’est leur enfance qui est bafouée.

 

Ces enfants arrivent et repartent, apparaissent et disparaissent. Ces sous-enfants sales, mal habillés, nous les voyons traîner mais aussi dormir dans la rue dans une indifférence quasi générale.

Ils n’ont point besoin de discours sur l’intérêt supérieur de l’enfant, point de recommandations de bonnes pratiques, juste d’un peu d’humanité. L’Europe d’aujourd’hui, nous conduit à partager un espace européen mutualisé entre tous, légitimant la présence de ces enfants Roms sur le territoire français.

Nous travailleurs sociaux de tout bord ne pouvons rester indifférents.

 

L’ANPASE invite à se mobiliser. Les enfants Roms ont droit à la même attention, la même protection que les autres enfants.

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