Le décrochage scolaire, une question en débat !

Le décrochage scolaire, une question en débat !

 

La France peut-elle laisser sur le bord du chemin près d’un jeune sur cinq, et accepter le poids des déterminismes sociaux sur les parcours ?

La question du décrochage n’est pas qu’une question relevant de l’Education Nationale, c’est aussi une question qui préoccupe les travailleurs sociaux.

A l’ANPASE, les adhérents de Pau ouvrent le débat le 2 juin 2016. Pour vous éclairer sur cette problématique, voici quelques lignes du rapport PISA

La France bat des records d'injustice

La France a récolté une mauvaise note, note attribuée par l'OCDE à, dans le cadre de son Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), enquête triennale, publiés mardi 3 décembre 2013.

Son école, prétendument pour tous, est d'abord faite pour une élite, mais se révèle incapable de faire réussir les enfants les moins privilégiés. Elle en est même de moins en moins capable.

Les écarts se creusent

Le fossé n'a jamais été aussi grand entre les « bons » et les « mauvais ». Si, en mathématiques, la part des élèves très performants est restée stable par rapport à 2003 (13 %), la proportion d'élèves en difficulté s'est, elle, envolée (22,4 %, contre 16,6 % il y a dix ans) !

Le poids croissant des inégalités sociales

Plus qu'ailleurs et plus que par le passé, les origines sociales pèsent sur la réussite scolaire. Son système en laisse beaucoup sur le bord de la route.

Les difficultés des enfants d'immigrés

Le système français est encore plus discriminant pour les enfants issus de l'immigration, « au moins deux fois plus susceptibles de compter parmi les élèves en difficulté », lit-on au fil de l'enquête.

Des élèves anxieux

A l'anxiété s'ajoute un manque de confiance en soi ; un manque, aussi, de persévérance lorsque les élèves butent sur un problème. Ils sont seulement un tiers à penser que les mathématiques sont l'un de leurs points forts ; pas davantage à se sentir à l'aise avec les exercices les plus difficiles.

Les filles moins performantes

Elles ne réussissent pas mieux – en mathématiques du moins – que les garçons. Les garçons les devancent, en effet, de 9 points. A résultats équivalents, elles se sentent « moins sûres de leurs compétences » et font preuve d'une « moindre persévérance ». En compréhension de l'écrit, en revanche, les filles gardent un très net avantage.

La France pointée du doigt comme le système scolaire le plus inégalitaire… Les ministres successifs de l'éducation nationale en font un argument pour légitimer leur politique. Réduire le décrochage scolaire constitue un enjeu essentiel pour notre société et à ce titre une priorité nationale, nous dit-on !

Une évaluation des dispositifs existants afin d’identifier les leviers d’amélioration a été commandité par le président de la république en 2014. Vous la trouverez en suivant le lien suivant : http://cache.media.education.gouv.fr/file/2014/85/8/Rapport-Evaluation-partenariale-de-lutte-contre-le-decrochage-scolaire_331858.pdf

Serait-ce les prémices d’une autre ère, celle d’une politique et de dispositifs aptes à soutenir les plus fragiles, les plus éloignés du système « classique » scolaire. A l’Anpase nous aimerions y croire !

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Date de dernière mise à jour : 18/03/2016