McDonaldisation

La rencontre au McDo est devenue un outil indispensable pour  l’éducateur dans son accompagnement  des jeunes.

Le faire plaisir est devenue un incontournable de la relation éducative.

Mais la " McDonaldisation »  qui nous guette, est plus conséquente.

Le concept original de " McDonaldisation " de Ritzer[1] comprend quatre points clés applicables à toute entreprise ou service:

1)     L'obsession de l’efficacité. L'organisation est construite en s’orientant vers la production maximale en minimisant le temps et le coût des services.

2)     La quantification des activités. Il faut utiliser le minimum de ressources nécessaires pour atteindre les objectifs. Il est impératif de quantifier chaque processus et le type de ressource utilisée.

 3)     La prévisibilité des résultats. Toute personne avec un besoin égal doit recevoir la même attention, avec les mêmes résultats prévisibles.

4)     Le contrôle du processus. Les professionnels comme les ressources utilisées sont normés, vérifiés et si possible remplacés ou contrôlés par des technologies non - humaines.

 

Cette conceptualisation date de 1991, mais elle est d’une grande actualité dans nos organisations du travail social. A  force de ne penser que processus, méthodologies de projet, évaluation, certains en oublient déjà de réfléchir sur les causes qui font que les plus fragiles restent sur le bord de la route.

Les professionnels deviennent des « opérateurs » et abandonnent « l’art » de ce pour quoi ils ont été formés : en travail social ce sera l’écoute, le « faire » et le « construire ensemble » avec la personne lorsque justement aucune solution n’existe de prime abord face au problème posé.

Espérons qu’il en restera assez pour revenir à l’essence même du travail social, des travailleurs sociaux qui rechercheront des solutions avec les personnes concernées, en tentant de trouver des réponses avec elles et non pas pour elles ni à leur place.

HARRY

 

[1] The McDonaldization of Society (1991)

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