Journées nationales de l'ANPASE

Placement dit "à domicile», un vrai plus, un risque de plus ?

Evolution des pratiques - des postures en chantier !

Cette formation s'adresse aux professionnels du secteur social et médico-social qui s’intéressent à ce mode innovant d’accompagnement des jeunes et de leurs familles : éducateurs, assistants de service social psychologues, médecins, travailleur d’intervention sociale et familiale…

Le contenu de la formation est axé sur le partage d’expérience mais accessible aux professionnels qui souhaitent découvrir cette forme d’accompagnement.

Placement dit a domicile versoplacement-dit-a-domicile-verso.pdf (13.64 Mo)

Placement dit a domicile rectoplacement-dit-a-domicile-recto.pdf (10.72 Mo)

Formulaire d inscription biarritz 2formulaire.d.inscription.biarritz-2.pdf (668.68 Ko)

Convention de formation des journees de biarritzconvention.de.formation.des.journees.de.biarritz.pdf (311.92 Ko)

Avec la participation de Pascale BREUGNOT 

Dans le secteur socio-éducatif et le champ de la protection de l'enfance, les années 1990 ont été marquées par le développement de nouvelles modalités d'intervention auprès des familles. Plusieurs départements français ont vu naître des dispositifs intermédiaires entre soutien à domicile et suppléance familiale, visant à limiter les placements et à restaurer la place des parents auprès des enfants. Ces "innovations socio-éducatives", comme les appelle Pascale Breugnot, ont ouvert la voie à un renouvellement des pratiques et ont nourri certaines orientations de la réforme de la protection de l'enfance du 5 mars 2007. S'appuyant sur les résultats d'une recherche exploratoire menée auprès d'une vingtaine de structures de protection de l'enfance, Pascale Breugnot décrit un mouvement général de transformation des interventions guidé par la primauté de l'éducatif sur le répressif. Dans son livre, "Les innovations socio-éducatives : Dispositifs et pratiques innovants dans le champ de la protection de l'enfance", les pratiques professionnelles sont analysées in situ à travers quatre dispositifs : un accueil de jour familial, un accueil de jour enfant, un service de placement à domicile, un service d'AEMO avec hébergement. Les nombreux témoignages des professionnels et des familles permettent de cerner les objectifs, les difficultés et réussites de ces dispositifs. Cette recherche inédite est exemplaire par sa clarté, sa méthodologie et sa visée : elle donne à comprendre des pratiques quotidiennes originales trop peu souvent explicitées et analysées.

Avec la participation de Claire Generet

Responsable socio-éducatif ASE au Conseil général de l'Aube, formatrice. Elle a créée en 2005 le dispositif PHOM

Le Placement Hors les Murs (PHOM) : une aventure collective de co-éducation, un voyage d’humanité et de créativité au pays des familles, une nouvelle façon de concevoir la protection d’un enfant !

Protéger un enfant en danger sans le séparer de sa famille, tel est le défi du dispositif de Placement Hors les Murs (PHOM), qui vise à impulser, dans un contexte d’aide contrainte, une dynamique innovante de co-éducation avec des parents en grande précarité et très démunis dans sa prise en charge. Une équipe solidaire et engagée à leurs côtés les soutient de façon intensive dans les actes du quotidien, valorise et développe leurs savoir-faire et savoir être pour leur permettre de se restaurer dans leur fonction parentale et dans une posture bientraitante et protectrice à l’égard de leur enfant.

Lancé de façon empirique en 2004 au cœur même de l’ASE de l’Aube, le PHOM, dont la mise en œuvre sur le terrain n’est pas un long fleuve tranquille, s’efforce de mettre en acte les droits fondamentaux énoncés par la Convention internationale des droits de l’enfant, à savoir le droit d’un enfant à vivre dans sa famille et le rôle essentiel de ses parents dans son éducation, sa sécurité et sa protection.

Le PHOM, c’est en premier lieu l’histoire d’un enthousiasme partagé, la passionnante aventure professionnelle, relationnelle, émotionnelle de toute une équipe éducative, une révolution copernicienne dans nos postures à l’égard des parents et des enfants que nous accompagnons, la radicale déconstruction de nos certitudes d’intervenants aguerris !

C’est aussi une recherche-action qui permet de concilier interventions pragmatiques au sein des familles et réflexion conceptuelle, méthodologique et éthique sur cette pratique inédite de placement mais également un espace d’expérimentation de nouvelles modalités de travail avec les familles dans le champ miné de la protection de l’enfance !

Nos modalités d’intervention systémique permettent un soutien global auprès de l’ensemble de la famille, favorisant l’implication de tous dans un processus de changement, dans la recherche active, l’expérimentation et la mise en actes de solutions éducatives et organisationnelles alternatives, au bénéfice de l’enfant confié et d’un vivre-ensemble familial plus serein.

Dans cet atelier, nous vous invitons à partager notre voyage d’humanité et de créativité au « pays » des familles, ce que nous y avons découvert, ce que nous en ramenons tout à la fois d’exaltant et de désespérant après 8 années d’exploration !

Avec la participation de  Guy HARDY

Guy Hardy, assistant social a été directeur d’un centre d’intervention auprès d’enfants, d’adolescents et leur famille. Formateur en approche systémique et en Programmation Neuro-Linguistique, il anime régulièrement des cessions de formation en France, en Suisse, en Belgique et au Québec. Auteur de nombreux articles, il illustre sa démarche dans le livre : «S'il te plaît, ne m’aide pas», Éd. Érès, Toulouse 2012. Il est coauteur du « Petit Lexique pour l'usage du travailleur social », Chronique Sociale, Lyon, 2006.

De la compétence des familles à la compétence des systèmes d’intervention !

De plus en plus de directives administratives, de législations encouragent des pratiques éducatives et psycho-médico-sociales s’appuyant sur la collaboration avec la famille, le travail sur la parentalité, les compétences des familles, des bénéficiaires.

Pourtant, comme jamais auparavant, les familles ne se sont senties « en danger » face aux professionnels.

Alors que l’aide et l’émancipation étaient, jusqu’il y a peu les paradigmes fondant l’intervention sociale et éducative, ceux-ci semblent s’effacer  au bénéfice de la protection et du contrôle.

Cette mutation entraîne de profonds changements dans la relation des professionnels avec les « bénéficiaires » de leurs actions. De plus en plus de parents, d’adolescents, d’enfants, de personnes âgées, handicapées, … voient intervenir dans leur vie, des éducateurs, des travailleurs sociaux, des psychologues et ce, sans qu’eux-mêmes n’en aient fait la demande. C’est à la demande, la « commande » d’un tiers (autorité administrative, médicale, judiciaire) qu’ils doivent accepter de l’aide !

Cette situation d’aide sous influence, sous injonction, sous contrainte questionne profondément nos modes et stratégies d’intervention. De nombreux concepts qui servaient de référence pour construire et évaluer nos propres actions s’avèrent, dans ce contexte, en total décalage : demande d’aide, secret, relation de confiance, collaboration,  …  

Durant son intervention, Guy HARDY analysera la situation paradoxale dans laquelle plonge les familles et les intervenants dont la relation d’aide s’amorce sur une contrainte.

Il montrera de même comment les professionnels par de simples recadrages dans leur pratique et méthodologie peuvent recréer un contexte s’appuyant sur les compétences des familles.

Il amènera à concevoir que le concept de compétence des familles est indissociable du concept de compétence des systèmes d’intervention...

Avec la participation de Laurence COTTREZ de l'équipe DEFI

Quand dans une institution, des professionnels s’autorisent à penser ensemble, au-delà du clivage des services, au-delà des fonctions, des spécialisations, des vieux démons qui les habitent parfois, peut alors émerger de la créativité.

Le projet DEFI en est un bon exemple, il apporte la preuve que dans le travail social, il y a de la place pour l’innovation.

Une philosophie de travail

DEFI signifie, « Définir ensemble les formes d’interventions ». L’idée initiale sous-tendait être dans la co-construction de l’éducation de l’enfant.

En caricaturant un peu, cela aurait pu s’imager dans un débat entre professionnels et parents autour des bonnes pratiques éducatives, celles qui reposent sur la logique des besoins de l’enfant, de son intérêt, de ses droits, une logique de pensée psycho-éducative. Or les parents pensent en parents, leurs pensées s’originent dans les modèles familiaux qu’ils ont connu, des croyances, des questions de bon sens, les discussions avec d’autres adultes et parfois dans des lectures.

Être de passage dans la famille (quelques mois dans une vie) nous oblige à prendre en compte sa logique de pensée pour l’aider à élaborer ses positions éducatives puis les soutenir.

Dans la pratique, c’est le parent qui opère un choix dans sa culture, dans sa façon de faire famille, dans ce qu’il sait qu’il va pouvoir tenir. Ainsi s’est opérée une évolution certaine dans la façon de penser, concevoir et agir.

Laisser le temps au temps

Prendre en compte la logique de la famille ne suffit pas, il faut aussi prendre en compte la notion du temps. Pour un intervenant extérieur, occuper une position distanciée, décalée des émotions de l’évènementiel, c’est relativement facile. Là ou le parent exprime se sentir face à de l’insurmontable, le professionnel raisonne sur quelque chose qui semble évident.

Dans les moments de difficultés, la relation parents/professionnels est davantage dissymétrique. La famille, insécurisée, appelle à ce que l’autre se positionne en expert (dites moi « docteur », ce que vous en pensez…). La difficulté est alors de continuer à faire confiance, à imaginer que les compétences dont ils témoignaient jusqu’alors subsistent et d’accepter de donner du temps au temps. Plutôt que d’« embarquer » la famille dans un chemin qu’elle n’a pas découvert, il vaut mieux accepter de se donner le temps.

Les questions problématiques en DEFI sont abordées, discutées, puis gardées en mémoire pour en reparler.

L’expérience nous montre que dans cette dynamique là, le parent bien souvent reprend l’initiative pour régler le problème...

Le travail de partenariat

Le travail social est souvent construit sur une logique de défaillance. Il pallie aux manques, aux carences… Il suffit de jeter un œil aux écrits des travailleurs sociaux, aux critères d’admission des services ou établissements pour s’en rendre compte.

Il est parfois difficile de ne pas être aux prises avec ses vieux démons, ne pas se sentir obligé d’évoquer les défaillances et manques antérieurs pour formuler ses doutes, ses inquiétudes, ses reproches. Si dans certaines situations, des travailleurs sociaux se sont associés à notre démarche, partageant notre philosophie de travail, sans cesser d’occuper une place différenciée de la nôtre ; dans d’autres situations, le positionnement professionnel de certains travailleurs sociaux n’a pas été pour faciliter l’évolution.

L’évolution des pratiques est alors passée par la mise en œuvre d’actions communes.

Quand des logiques de pensée se côtoient, il faut inventer une construction en relief, une construction où certaines actions vont occuper le devant de la scène et d’autres l’arrière scène. Celles-ci vont positionner les acteurs de l’intervention dans un espace-temps. La recherche d’actions consensuelles n’aurait aucun sens…

 Avec la participation de Françoise HILLEREAUpsychologue clinicienne, systémicienne, cadre éducatif à l'ITS de Pau, qui  parlera  "conflit / clivage de loyauté" dans les systèmes, et finalement nous aider à réfléchir sur la place de l'intervenant social en tant qu'acteur à part entière du système familial.

Avec la participation de Robert BIDART, juge pour enfant, délégué régional de l’association française des magistrats de la jeunesse et des familles.

qui évoquera le cadre légal et règlementaire : quelles sont les limites qu’impose le droit  en matière d’innovation et de responsabilité.

Avec la participation de Martine Morales-Huet, psychologue, psychothérapeute spécialiste des troubles de l’attachement. "Du côté de l'enfant: les principes
de base indispensables à la structuration d’un enfant au regard de ses besoins d’attachement

Avec la participation de Noel TOUYA Directeur de la Maison d’Enfants Saint Vincent de Paul de Biarritz. L’expérience du GAAM,
Groupe d’Accueil et d’Accompagnement Modulable

Avec la participation de Marianne ANTUNES, Directrice des Marcottes des Bouches du Rhône. L’expérience du Service de Suivi Educatif à Domicile: la co-écriture Ets/Conseil général, d’un référentiel relatif au placement à domicile.

Avec la participation de John WARD, Responsable de formation, IRTS-Ile de France. La notion "d'empowerment" :  histoire et sources anglosaxonnes et implications pour la pratique

Avec la participation de Evelyne Grange-Ségéral Maitre de Conférence en psychologie et Psychopathologie clinique et Département Formation en situation Professionnelle (F.S.P.). "Du côté de la famille:  compétences des familles, pratiques professionnelles: une synergie à développer"

Avec la participation de Bernard Dutrieux, Conseiller en Formation à la Fédération des Centres Publics d’Action Sociale de de Wallonie et Professeur invité aux Hautes Ecoles Paul-Henri Spaak (Bruxelles) et Condorcet (Charleroi) et de Claire Jouffray, Formatrice, Coordinatrice des pôles formation et recherche à l'ANDA-DPA. ils nous parleront du «Développement du pouvoir d’agir : un changement de posture pour les travailleurs sociaux ».

Avec la participation de Fabien TULEU Directeur général de l’IRTS de PAU  assurera le fil rouge de ces journées.

 Avec la participation des professionnels que vous êtes dans une démarche de mutualisation des savoirs d'expérience ! 

 

 

 

 

 

Domaine de Françon Biarritz